
Chaque été, les épisodes de chaleur extrême se multiplient en France, transformant peu à peu l’inconfort thermique en véritable enjeu de santé publique. Une étude menée par leboncoin immo révèle que les Français ne restent pas indifférents à ces bouleversements climatiques, et qu’une partie d’entre eux envisage déjà de modifier leur lieu de vie pour y faire face.
La chaleur, un inconfort largement partagé
Selon l’enquête, 81 % des Français déclarent souffrir parfois ou souvent de la chaleur dans leur logement. Une gêne qui touche particulièrement :
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les femmes (39 % contre 31 % pour les hommes),
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les plus jeunes (51 % des 18-24 ans, contre seulement 26 % des plus de 65 ans).
Certaines régions apparaissent plus vulnérables : en Auvergne-Rhône-Alpes et en PACA, 53 % des habitants déclarent ressentir régulièrement un fort inconfort thermique, contre seulement 11 % en Bretagne et 16 % en Normandie.
Un quart des Français prêts à déménager
Face à la répétition des canicules, 9 % des Français envisagent déjà sérieusement un déménagement, et 26 % pourraient l’envisager à l’avenir si la situation climatique continue de se dégrader.
Sans surprise, les jeunes et les habitants du sud (Auvergne-Rhône-Alpes et PACA en tête) figurent parmi les plus enclins à chercher un nouveau cadre de vie.
Leurs destinations de prédilection sont :
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- Le littoral au climat tempéré (42 %),
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- La montagne et les zones en altitude (27 %),
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- Le nord de la France (18 %).
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Les freins au départ
Pour autant, la majorité des Français (58 %) n’envisage pas de quitter sa région, même sous des températures extrêmes. Parmi les freins principaux :
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- Le souhait de rester proche de la famille et des proches (51 %),
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- La nécessité de conserver son emploi (45 %),
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- L’attachement à sa région (43 %),
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- Le coût de l’immobilier dans les zones plus fraîches (33 %).
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La résidence secondaire, un compromis ?
Plutôt qu’un déménagement définitif, certains Français songent à une alternative : 8 % envisagent déjà l’achat ou la location d’une résidence secondaire dans une région plus tempérée. Cette proportion grimperait à 25 % si les canicules venaient à s’intensifier, et même à 28 % chez les plus sensibles à la chaleur.