
Après plusieurs mois de stagnation, le marché immobilier repart à la hausse. Selon le baromètre LPI-iad d’août 2025, les prix des logements anciens ont progressé de 2,5 % en trois mois à fin juillet, retrouvant ainsi leur niveau de janvier 2023. Une évolution qui s’accompagne d’une forte reprise des ventes et d’une augmentation des marges de négociation.
Un marché de l’ancien en plein redressement
En juillet 2025, les prix immobiliers ont augmenté de 1,4 % sur un an, alors qu’ils reculaient encore de 3,7 % à la même période en 2024. La hausse touche désormais 75 % des villes de plus de 100 000 habitants, contre seulement 10 % un an plus tôt.
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Les maisons affichent une progression plus marquée (+1,7 % sur un an) que les appartements (+1,2 %).
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Les offres de vente confirment la tendance : +3 % en trois mois (+3,5 % pour les maisons, +2,7 % pour les appartements).
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Les achats dans l’ancien par des particuliers bondissent de 19,1 % sur les sept premiers mois de l’année, soit +14,2 % sur un an.
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Neuf : des évolutions contrastées
Le marché du neuf reste plus hésitant.
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Les maisons individuelles profitent d’une offre plus abondante et diversifiée, mais leur hausse de prix ralentit : +1,1 % en trois mois, +0,2 % sur un an.
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Les appartements neufs, en revanche, peinent à trouver preneur : après la fin du dispositif Pinel, la demande locative privée reste faible. Résultat : les prix reculent encore de 0,8 % sur un an, malgré un léger frémissement estival (+2,5 % sur trois mois).
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Paris et l’Île-de-France : une remontée timide mais réelle
À Paris, après trois années de baisse, les prix repartent légèrement à la hausse (+0,1 % sur un an). En Île-de-France, la tendance s’étend avec +1,1 % en moyenne et la moitié des villes concernées par la hausse.
Dans les grandes villes, l’augmentation atteint en moyenne +2,8 % sur un an, soit plus du double de la progression nationale. Toutefois, certaines métropoles comme Amiens, Saint-Étienne, Nantes ou Rennes continuent de voir leurs prix reculer.
Marges de négociation en hausse
Malgré la tension sur les prix, les marges de négociation augmentent fortement. En juillet 2025, elles atteignent en moyenne 9,3 %, soit +47 % en un an.
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- Maisons : 10,3 % (+50 % en un an).
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- Appartements : 8,1 % (+42 %).
Les plus fortes marges concernent les grands logements familiaux, devenus difficiles à financer sans revente préalable. À l’inverse, dans les régions les plus chères (Île-de-France, PACA, Rhône-Alpes), les marges restent faibles, reflet d’un marché en tension. -
Un marché en expansion, mais sous contraintes
L’activité immobilière s’accélère : +31 % de ventes en trois mois, avec des hausses spectaculaires en Champagne-Ardenne, PACA et Picardie (+45 %). L’Île-de-France affiche elle aussi une croissance soutenue (+30 %).
Cependant, les signaux d’essoufflement apparaissent : la remontée des prix, la stagnation des taux de crédit et la dégradation du pouvoir d’achat fragilisent la solvabilité des ménages.
En résumé
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- +2,5 % de hausse en trois mois, retour aux prix de janvier 2023.
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- Reprise des ventes : +19,1 % sur sept mois.
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- Maisons plus dynamiques que les appartements.
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- Paris et l’Île-de-France amorcent une remontée après trois ans de baisse.
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- Marges de négociation en hausse, surtout dans les régions moins chères.
Le marché immobilier confirme son redressement, amorcé dès janvier 2024. Mais la progression des prix et la fragilité de l’environnement économique laissent entrevoir un ralentissement à venir.